Orouro, une ville minière moche, triste et grise posée sur l’altiplano bolivien. Et pourtant une ville qui devient chaque année à la même période le centre d’attention de toute la Bolivie pour son carnaval. Pendant deux jours, comme si elle n’en pouvait plus de sa grisaille, la ville d’Orouro vit une véritable explosion de couleurs, de musique et de joie!
Le carnaval d’Orouro c’est des milliers de personnes costumées qui défilent non stop du samedi matin 8h au dimanche matin 6h30 pour ensuite reprendre le dimanche vers 9h jusqu’au lendemain au petit matin.
Le carnaval c’est aussi des fanfares endiablées jusqu’à plus de 150 musiciens (on a compté jusqu’à 14 suba, 45 trompettes, 16 grosses caisses, 35 tubas dans une même fanfare), des costumés à tous les coins de rue, des archanges Gabriel, des grands condors, des monstres et démons, des cholitas, des minijupes, des voitures quincaillerie, des sandwichs au poulet (beaucoup), de la bière (la pacenia évidemment; beaucoup aussi d’ailleurs), des statues de la vierge sous verre, des guérilleros aquatiques lanceurs de bombes à eau, des vendeurs ambulants, des centaines de tatous transformés en crecelles pour l’occasion, des feux d’artifices, de la bonne humeur, des gradins, du monde (énormément), des bottes à grelots, des chapeaux exubérants, des militaires impuissants face aux pistolets à eau, des rails recouverts d’asphalte pour le défilé, etc. A cela il ne faut bien sur pas non plus oublier San Simon de Cochabamba (salud!).
En bref le carnaval d’Orouro c’est à la bim à la bam à la bin ban ban!

