Archive for July, 2008

petite devinette :

Posted by admin on July 29, 2008
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Que fait cette dame sur une chaise haute devant un champs de millet et de sorgho?
-1 elle bat la cadence pour donner le rythme aux ouvriers chargés de desherber.
-2 elle surveille les mouvements des pollinisateurs.
-3 elle essaye d’effrayer les oiseaux.
-4 Elle utilise une ruse de sioux pour faire venir la pluie (rare en ce moment) : les vibrations déclenchées par le bidon se répercutent dans les nuages (bas en cette saison) et provoquent une chute de pluie.
-5 Comme le sol est mouillé, elle ne voulait pas s’assoir par terre et elle n’a pas trouvé plus petit comme chaise. Le bidon c’est simplement pour préparer des chapatis pour le diner.

devinette

 

réponse : 3! Et oui, les deux plantes phares de l’ICRISAT qui vont sauver la planète (si si!) ont un gros problème : elles se font bouffer par les oiseaux. Ceci implique deux personnes à temps plein pour 1/2 ha du début du jour jusqu’au crépuscule pour chasser ces stupides volatiles qui n’ont décidément rien compris à la révolution verte (tu m’étonne qu’aucun agriculteur dans le coin ne cultive ces deux plantes : pas con les mecs ;-) ). Dire qu’à coté de cela il y a une bonne poelé de chercheurs (et quelques stagiaires, hum hum) qui se cassent la tête pour essayer de comprendre les mécanismes qui vont permettre des micro-augmentations de rendement! Relativisme quand tu nous tient…

ça dépote!!!

Posted by admin on July 26, 2008
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Moi qui pensait que la recherche c’était un boulot pépère… que nenni!!! Après avoir potassé pas mal de biblio, les choses sérieuses commencent. Avant de me lancer dans les prises de mesure, il faut panicules de pearl milletd’abord que je sème mes plants de millet. Et comme les manips auront lieu sous serre, les plantes en questions vont pousser en pots. Et c’est là que ça se complique, car des pots il y en a au total un peu plus de 360 dont le contenu en sol varie de 3 à 10 kg ce qui fait qu’il a fallu préparer un peu plus de 2,1 T de terre, la mettre dans les pots et transporter le tout sous serre.  Heuresement je ne suis pas seul. Il y a deux ouvriers qui sont là pour m’aider. Ils ne parlent que Telegou et quelques mots d’Hindi (je ne comprend bien sur ni l’un, ni l’autre) ce qui fait que ce n’est pas toujours évident mais c’est plutot rigolo.

 

petite liste de quelques trucs perturbants…

Posted by admin on July 26, 2008
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… qui n’ont rien de gènant, qui sont souvent rigolos, mais qui au début sont tout de même un peu surprenants:

- la nuit qui tombe vers 19h 10.

- le basculement de tête de gauche à droite que font très fréquement les indiens et dont il est très difficile de dire s’il s’agit d’un oui, d’un non, d’un peut-être, d’un pourquoi pas, d’un “tu me saoules”, etc… Cela dit, ça a l’avantage d’être un geste très polyvalent. A noter qu’il est très difficile pour un non initié de reproduire ce mouvement de manière naturelle sans tomber dans l’exagération.  

- les chauves-souris grosses comme des corbeaux qui se laissent tomber des arbres au crépuscule pour aller chasser. Elles ont beau être innofensives, c’est un peu flippant quand même.

- monter à 7 dans un rickshaw qui fait même pas la taille d’une demi twingo et arriver entier à destination

- à compléter…

Welcome to the ICRISAT world

Posted by admin on July 16, 2008
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entree ICRISAT

“science with a human face” c’est ti pas beau ça, j’en ai des frissons dans le dos…

Le centre ICRISAT (international crops research institute for the semi arid tropics) de Patancheru est le seul situé en Asie. Les six autres centres ICRISAT sont tous localisés en Afrique. C’est le plus gros centre de recherche des 7 et égallement celui qui dispose des plus importants moyens financiers… et cela ce voit. Le contraste entre l’intérieur et l’extérieur du centre est assez saisissant : c’est vraiment un monde à part! A l’intérieur on dispose d’une piscine, de deux cantines (à croire qu’on ne mélange pas les ouvriers des autres personnes), de chambres toutes équipées avec connexion à internet, d’un service de chambre quotidien, d’une blanchisserie qui s’occupe de tout (y compris du repassage), de terrains de foot, basket, d’une banque et même d’un magasin d’artisanat local pour “chercheurs-pressés-en-transit-entre-deux-colloques-qui-veulent-ramener-un-souvenir”. 

Un truc qui est plutot marrant, c’est que toutes les cultures sur lesquelles travaille l’ICRISAT, à savoir le sorgho, le millet, l’arachide, le pois-chiche, le pigeonpea et le cowpea, sont plutot peu présentes en Inde (surtout les deux premières, le millet et le sorgho, sur lesquelles l’ICRISAT concentre pourtant le plus gros de ses moyens).

Sinon c’est un peu comme un centre INRA, sauf qu’ici les moyens techniques avancés sont remplacés par de la main d’oeuvre ouvrière.

Hyderabad

Posted by admin on July 14, 2008
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Arrivée à Hyderabad à 5h 45 via l’hyderabad express qui n’a d’express que le nom mais qui a l’avantage d’être beaucoup plus funky que les trains de la SNCF. Je fais juste une petite paranthèse sur la Indian railways compagny pour signaler que c’est le second employeur au monde avec quelques 1,6 million d’employés, que chaque jour ce sont quelques 17 millions de personnes qui voyagent en train en Inde (soit 5 milliards et des brouettes chaque année) et enfin qu’elle possède le plus grand réseau ferré du monde, rien que ça…

Premières impressions de la ville : totalement différent de Chennay. Beaucoup plus betonné, plus d’immeubles, moins de crasse,  moins de gens à même la rue… beaucoup plus de pollution automobile aussi, une circulation démente au point qu’il est impossible de franchir de nombreuses routes (disons que pour les balades à pied, c’est pas le top) … Je cherche un hotêl pour me poser jusqu’à mercredi matin, date à laqu’elle je commence mon stage. Direction le quartier d’Abids, pas loin de la gare et qui concentre hotêls, commerces, lieux historiques et touristiques. 

 Ce qui est assez ouffissime dans Hyderabad, ce sont les bazaars. Ils occupents des quartiers entiers dans lesquels il n’y a pas une ruelle, pas un bout de trotoir qui ne soit epargné par les étalages des boutiques. Celles-ci sont regroupées par spécialisation : on trouve le coin des boutiques spécialisées dans les ventilo/clim, le coin quincaillerie, le coin moteurs electriques, le coin fleurs, le coin bouteilles et recipients en tous genre, le coin boites en bois (le plus enigmatique pour moi, il y en a des milliers, de toutes les sortes, peut être est-il bien vu d’avoir quelques boites en bois chez soi, il faut que je me renseigne sur ce sujet), le coin roulements à billes (dans la même ruelle j’ai compté 28 magasins ne vendant que des roulements à billes, chaque bui-bui en est rempli du sol au plafond), le coin de vente d’oignons en gros (bien 5-6 boutiques), etc. Et perdu (mais vraiment perdu) là au milieu, un micro magasin d’instruments de musique.

Il y a un truc très chouette aussi, c’est la rue qui concentre les magasins de vêtements de mariage : il y a là des costumes absolument magnifiques tous brodés de je ne sais trop quoi très jolis (penser à faire des photos).

Chennay

Posted by admin on July 14, 2008
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 plage de Chennai. Les gens se mettent à l’abri du soleil en cherchant l’ombre au pieds des barques de pêcheurs. Il est 15h et il fait horriblement chaud.  L’air du large même s’il est que très relativement frais, a l’avantage de chasser la puanteur qui règne à l’intérieur de la ville.

 18h 00, la plage s’est remplie tout au long de l’après-midi. Il y a maintenant un mode fou. Des vendeurs ambulants proposent a manger et à boire. Ici un vendeur de maïs grillé. L’ambiance est joyeuse, les gens se baignent (très peu savent nager) en restant au bord, tout habillés (les femmes en saris, les hommes en pantalons/T-shirt).

Je suis arrivé à Chennai le 11 juillet à 1h du mat environ via un vol direct depuis Paris. Après un trajet en taxi de 30 min au cours duquel j’ai bien cru mourir 20 fois et ou le chauffeur a failli ecraser une bonne dizaine de piétons (la circulation en Inde c’est du délire total mais finalement par la suite on s’y fait bien), arrivée dans un hotel dans lequel je suis obligé de réveiller le gérant qui dors dans le hall d’entrée (ce n’est pas le seul d’ailleurs, il y a là 5 - 6 autres personnes couchées, et autant d’autres dans les couloirs de l’hotel). Une nuit de repos puis je commence à faire mon touriste. Premiers contacts avec la nourriture locale (plutot épicée), premiers trajets en auto-rickshaw, visite de temples, de musées, etc.

C’est forcément très différent de ce à quoi je m’attendais mais j’aime bien l’atmosphère de cette ville, son coté kitsch, la spontanéité des gens, les couleurs (tout est coloré)… Un truc que je n’ai pas tout de suite remarqué mais qui était vraiment flagrant le jour de ma balade sur la plage, c’est le très faible nombre de personnes agées… rapide coup d’oeil aux statistiques : les moins de 20 ans représentent 45% de la population!

c’est parti…

Posted by admin on July 09, 2008
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Ce premier post marque le lancement de ce site après quelques péripéties informatiques pour tout mettre en place.

Après demain c’est le départ pour l’Inde (il est grand temps que je commence mon stage tout de même!) Aussi histoire de meubler un peu cette partie, voici quelques données issues de guides, articles, bouquins et que je trouve assez remarquables :

l’Inde c’est :

- 1,136 milliards d’habitants

- 19 millions d’habitants en plus chaque année (la population de l’Australie à 1 million près)

- 18 langues officielles et environ 1600 langues vernaculaires (langue locale communément parlée au sein d’une communauté)

- une grande diversité religieuse (82% d’hindous, 12% de musulmans, 2,2% de chrétiens, 1,9% de sikhs, 0,7% de bouddhistes, 0,5% de jains. etc.

- un taux de croissance du PIB de 8,5 %

- le premier cheptel bovin, le premier producteur de lait et de thé au monde

- 700 millions d’agriculteurs (un agriculteur sur 5 dans le monde est indien)

- “un miracle géopolitique. Les situations qu’on y rencontre tourneraient dans n’importe qu’elle autre culture en une inévitable guerre civile.”

- “l’instabilité stable”