Il est toujours seul mais ce n’est jamais le même vu que je l’éclate à chaque fois! Pourtant il est là tout les matins, à me narguer, à attendre une faute d’inattention pour se faire un shot d’hémoglobine! Par où arrive t-il? Mystère… J’ai suspecté un moment la bonde d’évacuation des eaux usées. Hypothèse rejetée après examination du conduit. Pourquoi est-il toujours seul? Je ne trouve aucune données sur des moustiques marquants leur territoire et je ne l’ai jamais vu lever la pate aux quatres coins de la pièce! L’obscurité de la pièce est-elle responsable de ce dérèglement temporel qui fait qu’il pique aussi le jour!?!
Le mystère reste entier…
Archive for October, 2008
Ce post est spécialement dédicacé à l’équipe de dézingueurs/transformateurs/peinturlureurs/sable-chercheurs/sound-boom-blaster/j’en-passe-et-des-meilleures qui ont oeuvrés à la réalisation de la toujours sans nom “4L-palmier-plage”, pour montrer que question transformation et personnalisation de véhicules, les chauffeurs de rickshaws indiens ne sont pas en reste!!!
Les rickshaws en Inde, c’est un peu comme les fourmis dans une fourmilière : il en a partout. S’ils sont le plus souvent jaunes et noirs, il arrive que dans certaines villes ils changent de couleurs (noirs et jaunes, rouge-jaunes, noirs-noirs, etc…). Seulement comme les rickshaws bruts d’emballage sont bien trop tristes, ils sont quasi systématiquement personnalisés. Et là il n’y a pas de limites : le mauvais goût est bienvenu, l’extravagant conseillé, le “fancy” un must, le kitsch est de mise, l’inovation fait toujours son effet et tous les éléments bruyants supplémentaires ajoutent un charme incontestable à l’ensemble.
Bien sur la série de photos ci-dessous est loin d’être complête. Dans les détails qui tuent, il me faudrait rajouter les leds multicolores qui feraient mourir d’envie le sapin de noël le plus chargé en loupiottes, les néons bleus sous le bas de caisse, les bafles saturées en basses qui crachent les derniers sons des productions bollywodiennes avec un niveau sonore fluctuant avec la vitesse de l’engin selon la puissance electrique fournie par l’alternateur, les statues d’idoles religieuses omniprésentes, les posters géants des héros à moustaches des films télégous, les rideaux verts fluo (ou autre) qui occultent les 3/4 du part-brise, les fleurs en plastiques, les plafonds imitation velour imprimés de coeurs à franges à poils, etc.
Mercredi dernier, Gnanesh, un des étudiants du campus grand adepte et professeur de yoga se propose de commencer à nous enseigner la précédemment nommée discipline. Rendez-vous donc pour la première scéance le lendemain.
Première chose, le yogiste est très matinal : réveil à 5h45 pour le début de l’exercice. En posant bêtement la question ”on peut pas faire le cours le soir”, j’ai eu droit à un “non” catégorique avec l’explication que l’on profite ainsi des “effets bénéfiques de la méditation toute la journée, en réalisant l’unification de l’être humain dans ses aspects physique, psychique et spirituel”… Mouais, ça reste à voir parce que méditation ou pas, quand je me lève aussi tôt je me sens pas vraiment “unifié”! M’enfin… C’est donc parti pour le levé matinal.
Ensuite le yogiste est souple, ce que je ne suis absolument pas, en particulier au réveil. Du coup impossible de m’assoir comme il faudrait (c’est à dire à genoux assis sur ses chevilles)! Heureusement le yogiste est patient et en a vu d’autres! Aussi la position “assis en tailleur” me sera tolérée!
Sinon le yogiste passe la plupart de son temps à chanter des “om” (qui se décompose en ”am”, “um” et “m”). C’est rigolo au début mais au bout du vingtième “om” ça devient un peu lassant!
Il faut aussi signaler que la plupart des excercices se font les yeux fermés ce qui est très pratique quand le yogiste te dit de faire comme lui mais ne t’autorise pas ouvrir les yeux pour voir comment il fait. En plus le fait de fermer les yeux n’aide pas à rester éveillé, en particulier lorsque l’on médite allongé à 6 h et quelque du matin.
En fait je crois que le yoga c’est pas trop mon truc…


